Les fausses confidences comedie texte integral Littérature française |
Les fausses confidences, comedie (texte integral) ( Littérature française ) |
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Binding:S Broché (in-12, 12x18 cm. env.) , couverture illustrée en couleurs, , état de neuf Littérature française Erscheinungsjahr:1995 |
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Quelques questions sur le siecle des lumieres? Salut,
J'ai quelques questions concernant la litterature des siecles des lumieres (pour un devoir)
1- Quel genre litteraire majeur est en effervescance durant cette periode?
2- Quels sont les principaux auteurs ayant marquer ce siecle?
3- Qu'ont-ils ecrits? Quels sont leurs themes et leurs valeurs?
4- Quelles sont leurs oeuvres marquantes?
Merci beaucoup.
Continuateurs des libertins du XVIIe siècle et d?esprits critiques comme Bayle et Fontenelle, ceux que l?on appellera les Lumières dénoncent au nom de la Raison et de valeurs morales les oppressions qui perdurent à leur époque. Ils contestent la monarchie absolue en revendiquant un contrat social comme fondement de l?autorité politique et une organisation plus démocratique des pouvoirs dans une monarchie constitutionnelle avec une séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire (Montesquieu, Diderot, Rousseau entre autres). Voltaire combat particulièrement les abus du pouvoir (censure, lettre de cachet, collusion avec l?Église) et rêve d?un despote éclairé, conseillé par des philosophes. Par ailleurs, les « philosophes », eux-mêmes issus du « Tiers état », défendent une société fondée sur les talents et sur le mérite qui s?oppose à une société de classes (ou de castes) héréditaires : ils initient ainsi les valeurs de liberté et d?égalité qu?affirmera la République à la fin du siècle.
Ils défendent aussi la liberté de conscience et mettent en cause le rôle des institutions religieuses dans la société. La tolérance est une valeur fondamentale pour ceux qui « nous ont appris à vivre libres « comme le dit la Convention en honorant les cendres de Voltaire au Panthéon.
Bien sûr, le mouvement des philosophes n?est pas uniforme, mais tous fixent pour objectif à l?humanité et plus encore à l?individu, le bonheur, « idée neuve en Europe », hésitant entre le rêve d?un bon sauvage disparu (Rousseau) et une vie de mondain à la recherche du raffinement (Voltaire). L?optimisme n?est cependant pas triomphant et les auteurs restent lucides : le combat est constant et ils y jouent le rôle fondamental d?agitateurs d?idées.
Les ?uvres importantes sont nombreuses et relèvent de différents genres comme le conte philosophique avec Voltaire (Candide (1759), Zadig (1747) ou la satire distanciée avec les Lettres persanes (1721) de Montesquieu et les essais comme De l'esprit des lois (1748) du même, les Lettres anglaises (1734) ou le Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire, le Contrat social (1762) ou Émile ou de l'éducation (1762) de Rousseau, le Supplément au voyage de Bougainville de Diderot ou l?Histoire des deux Indes de l?abbé Guillaume-Thomas Raynal.
Participent aussi à cette littérature d?idées certains aspects des comédies de Marivaux ou de Beaumarchais et bien sûr le grand ?uvre de l?Encyclopédie, animé par Diderot et d'Alembert, et ses 35 volumes (textes et illustrations), publiés de 1750 à 1772, ainsi qu?une grande diversité de textes de longueur et d?importance variables : essais, discours, dialogues, entretiens?
Le théâtre du XVIIIe siècle Beaumarchais
L?influence des grands dramaturges du « siècle de Louis XIV » persiste sur la scène de la Comédie-Française mais des renouvellements apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l?alexandrin (Zaïre, 1732, Mahomet, 1741) et qui obtient de grands succès. Néanmoins la censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI encore, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.
La libération des m?urs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des comédiens italiens chassés par Louis XIV et le début d?une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia?) et rire des lazzi et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C?est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688 -1763) avec ses comédies qui associent la finesse de l?analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences (1737), le Jeu de l'amour et du hasard (1730), ou l'Île des esclaves (1725) constituent quelques-unes de ses ?uvres majeures.
Lesage (1668-1747) a lui aussi marqué la comédie de m?urs avec son Turcaret (en 1709), mais l?autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l?art du dialogue et de l?intrigue mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu?on retrouve dans deux ?uvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).
Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué aussi par des genres nouveaux, aujourd?hui considérés comme mineurs mais que reprendra et transformera le XIXe siècle, comme la comédie larmoyante et le drame bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques dans un contexte réaliste et dramatique qui touchent des familles bourgeoises. Quelques titres explicites : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Louis-Sébastien Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).
Mentionnons enfin le développement de genres qui associent texte et musique comme le vaudeville ou l?opéra comique ainsi que des textes de réflexion sur le théâtre avec Diderot et son Paradoxe sur le comédien, les écrits de Voltaire pour défendre la condition des gens de théâtre toujours au ban de l?Église et les condamnations du théâtre pour immoralité par Rousseau.
Le roman du XVIIIe siècle
Candide
Le roman du XVIIIe siècle est marqué par le renouvellement des formes et des contenus qui préfigurent le roman moderne considéré comme une ?uvre de fiction en prose, racontant les aventures et l?évolution d?un ou de plusieurs personnages. Le genre, en pleine croissance avec un lectorat élargi, est marqué par le développement de la sensibilité, par le souci du réalisme (avec le procédé du manuscrit trouvé, l?emploi de la première personne, de l?échange épistolaire ou des dialogues) et par l?esprit des Lumières en prenant en compte les valeurs nouvelles d?une société qui évolue. L?influence la littérature anglaise est également sensible à travers la traduction des ?uvres de Richardson, Swift ou Daniel Defoe.
Le roman de ce siècle très riche explore toutes les possibilités romanesques : question du narrateur, éclatement du récit, engagement, analyse psychologique minutieuse, peinture réaliste du monde, imagination et confidence, apprentissage, souci de la forme? et les textes sont difficilement réductibles à des catégories indiscutables ; on peut cependant risquer un regroupement par sous-genre.
* Les romans philosophiques : on peut discuter le genre des ?uvres narratives de Voltaire comme Zadig (1747) ou Candide (1759) mais l?appellation la plus fréquente aujourd?hui est « contes philosophiques «. La discussion est plus pertinente pour l'Ingénu, plus tardif (1768), qui s?éloigne du merveilleux et introduit une large part de réalisme social et psychologique.
* Les romans réalistes : l?association du réalisme social et du parcours amoureux s?installe au cours du siècle. Citons la Vie de Marianne (1741) le Paysan parvenu (1735) de Marivaux, Manon Lescaut (1731) de l?abbé Prévost (1697-1763), le Paysan perverti (1775), roman épistolaire de Restif de la Bretonne (1734-1806). On peut aussi déterminer un sous-genre né de l?influence espagnole : le roman picaresque avec sa truculence satirique, sa variété des milieux sociaux et l?apprentissage de la vie et qu?illustre l?Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735) de Lesage (1668-1747).
* Le roman d?imagination est, pour sa part, représenté par des romans d?anticipation comme l?An 2440 de Mercier (1771) ou des romans fantastiques comme le Diable amoureux de Jacques Cazotte (1772).
* Les romans libertins associent grivoiserie, érotisme, manipulation et jeu social avec Crébillon fils (le Sopha, 1745), Diderot (les Bijoux indiscrets, 1748 ; la Religieuse, 1760-1796) ; Laclos (les Liaisons dangereuses, 1782) et finalement Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu, 1797).
* Les romans du sentiment s?imposent dans la deuxième moitié du siècle avec la Nouvelle Héloïse (1761), le roman par lettres de Jean-Jacques Rousseau (sur le modèle anglais du Pamela de Richardson) qui sera le plus gros tirage du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature, ou Paul et Virginie (1787) de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).
* Les romans « éclatés « comme Jacques le fataliste et son maître (1773-1778) ou le Neveu de Rameau (1762-1777) de Diderot sont des ?uvres assez inclassables mais porteuses de modernité.
La naissance de l?autobiographie au XVIIIe siècle
Le goût des récits de vie est très fort tout au long du siècle avec des ?uvres notables comme la Vie de mon père (1779) ou Monsieur Nicolas (1794-1797) de Restif de la Bretonne, mais c?est l?apport essentiel de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) qui fonde l?autobiographie moderne avec les Confessions (1782-1789) et les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) dans lesquelles il nous offre un portrait exemplaire et approfondi de lui-même centré sur son « moi ».
La poésie du XVIIIe siècleAndré Chénier.
Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l?histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Mais c?est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son ?uvre ne sera publiée qu?en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).
On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnaire.
Autres genres du XVIIIe siècle
Saint-Just.
* La critique d?art est inventée par Diderot dans ses Salons où il explore la part de la sensibilité dans l?émotion artistique comme à propos de la poésie des ruines peintes par Hubert Robert.
* Buffon offre quant à lui une réussite littéraire intéressante avec ses écrits de vulgarisation scientifique dans son imposante Histoire naturelle, publiée avec grand succès de 1749 à 1789.
* Le discours politique et sa rhétorique peut être lui aussi d?une certaine façon considéré comme un genre littéraire avec les orateurs de talent comme Mirabeau, Saint-Just, Danton ou Robespierre qui ont marqué la période révolutionnaire.
Conclusion
La littérature française du XVIIIe siècle montre une grande richesse d??uvres dans tous les genres, en associant plus qu?en opposant l?engagement des Lumières et la naissance de la subjectivité et de la sensibilité modernes. L?histoire littéraire n?a pas tout retenu mais l?originalité du XVIIIe siècle tient pour une bonne part au fait que l?expression des idées relevait encore de la littérature - ceux qu?on appelle les « Philosophes « étaient des hommes de lettres à part entière - et les créateurs ne répugnaient pas à faire de leurs romans ou de leurs pièces des ?uvres de combat tout en exprimant leur personnalité et leur sensibilité dans une langue qui devenait la langue de la culture de toute l?Europe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9r?
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